dimanche 1 novembre 2009

l'importance des anti-inflammatoires (Prof. R. ALEJARRA)

(cet article apparaît avec l’autorisation exclusive de Mr Rafael ALEJARRA)
Nous entendons toujours parler du développement de notre sport, le M.M.A., mais parallèlement au développement du sport malheureusement une multiplication dans le nombre des lésions liées à sa pratique, dues à d’épuisants entraînements pour toujours repousser les limites.
A l’occasion de cet article nous allons parler de cet ami fidèle de tous les athlètes quelque soit la discipline, l’anti-inflammatoire, se basant sur notre expérience professionnelle avec des athlètes au haut rendement. Je ne prétends pas parler de pharmacologie des dernières substances, ni même essayer d’élaborer un modèle pour son utilisation.
L’histoire des anti-inflammatoires commence en 1829 avec la découverte des salycilates. L’indométacine, en 1960 fut la première drogue avec des effets anti-inflammatoires.
Les anti-inflammatoires peuvent se diviser en 2 catégories ; les hormonaux (corticoïdes) et les non stéroïdiens, comme le voltaren, le profenid, et cataflam ainsi nommés dans le commerce.
Quant au mode d’action, ils agissent en inhibant la formation des prostaglandines, substances qui apparaissent dans la zone d’inflammation, diminuant la douleur et l’œdème.
Les anti-inflammatoires doivent, comme tout médicament, être prescrit par un médecin, car son utilisation peut provoquer une série d’effets secondaires, certains graves. Ainsi ils peuvent provoquer des problèmes gastriques (ulcères), des altérations hématologiques, altérations rénales, avec un usage chronique ils peuvent aller jusqu'à provoquer des insuffisances rénales et des altérations du système nerveux central.
Ils sont des substances dédiées à la pratique médicale et génèrent des milliards de dollars dans le monde entier. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être utilisés par les athlètes en compétition, au contraire des hormonaux (corticoïdes), qui sont cités explicitement dans le règlement médical du comité olympique international, et sont régulés dans l’article 2.5.3 du règlement de contrôle anti-dopage, sous la classification de "DROGUE" sujet à certaines restrictions.
Ainsi son usage est interdit sauf dans le cas d’usage local (oreilles, yeux et peau), en thérapie d’inhalation et en usage par injection locale ou intra articulaire. L’autre discussion intéressante est sur l’usage des infiltrations des corticoïdes dans les tendons et les articulations, aujourd’hui on sait qu’ils provoquent l’affaiblissement des tendons en application local, pouvant provoquer des ruptures inattendues.
Les athlètes évitent toujours la guérison immédiat (par infiltration), car sans autorisation médical peut mettre en danger leur carrière.
Prof. Rafael ALEJARRA,
préparateur physique de Wanderlei SILVA